Dans ce papier
- La bonnotte se récolte 90 jours seulement par an, entre fin avril et début mai, exclusivement à Noirmoutier
- Son prix au kilo oscille entre 8 et 15 euros selon la saison et le point de vente (marché, producteur, grande surface)
- La cuisson idéale dure 12 à 15 minutes maximum dans une poêle en fonte avec du beurre vendéen demi-sel
- On ne l’épluche jamais : sa peau fine concentre les arômes iodés du terroir noirmoutrin
- Trois recettes testées ici : sautées au beurre et fleur de sel, confites au four à la fleur de thym et écrasées tièdes en salade
- Privilégiez l’achat direct chez les producteurs de Barbâtre ou L’Épine pour un prix au kilo plus juste
Sommaire
- La bonnotte de Noirmoutier : histoire d’un tubercule rescapé
- Bien choisir ses bonnottes au marché et en saison
- Préparation des bonnottes : les trois règles de base
- Recette n°1 : bonnottes sautées au beurre et à la fleur de sel
- Recette n°2 : bonnottes confites au four à la fleur de thym
- Recette n°3 : écrasée de bonnottes en salade tiède
- Accords à table : vins, poissons et accompagnements vendéens
- Prix, conservation et erreurs à éviter
Chaque printemps, pendant une fenêtre de quelques semaines entre fin avril et début mai, les maraîchers de Noirmoutier arrachent à la main un tubercule que le reste de la France ne connaît souvent que de nom : la bonnotte. J’habite Fromentine, à cinq kilomètres du pont, et depuis douze ans que j’arpente l’île pour mes guides, je n’ai jamais vu un produit susciter autant de ferveur chez les visiteurs. Ni autant de déceptions quand la cuisson rate. Car la bonnotte n’est pas une pomme de terre ordinaire. Son goût de noisette légèrement sucré, sa texture fondante presque crémeuse et ses notes iodées héritées du goémon dont on enrichit les sols demandent un traitement à part. Pas de friture agressive, pas de cuisson à l’eau interminable. Du beurre vendéen, de la fleur de sel de Noirmoutier, une poêle en fonte et un minuteur : voilà le kit de base.
Ce guide vous donne trois recettes éprouvées, les temps de cuisson exacts, les bons réflexes de préparation et les adresses pour acheter vos bonnottes directement aux producteurs. Pas de recette instagrammable inutilement compliquée : ici, on respecte le produit.
La bonnotte de Noirmoutier : histoire d’un tubercule rescapé
La bonnotte a failli disparaître. Variété ancienne cultivée sur l’île depuis le début du XXe siècle, elle a été progressivement abandonnée dans les années 1960 au profit de variétés plus productives comme la Sirtema. Trop fragile, trop capricieuse, rendement trop faible : les arguments ne manquaient pas. C’est dans les années 1990 qu’une poignée de producteurs noirmoutrins, regroupés au sein de la Coopérative agricole de Noirmoutier, ont décidé de la ressusciter à partir de quelques plants conservés par des anciens.
La bonnotte pousse dans un sol sablonneux amendé au goémon, cette algue que les marins ramassent sur les côtes de l’île. C’est ce terroir maritime, combiné au microclimat doux de Noirmoutier (les gelées y sont rares grâce à l’influence océanique), qui donne à la bonnotte son goût si particulier. Selon l’office de tourisme de l’île de Noirmoutier, la production annuelle reste confidentielle : environ 100 tonnes par an, contre plusieurs milliers pour les autres primeurs de l’île. C’est cette rareté qui explique son prix.
On la plante à la Chandeleur (début février) et on la récolte à la main 90 jours plus tard, entre la dernière semaine d’avril et la deuxième semaine de mai. Passé ce délai, la peau s’épaissit, la chair perd sa finesse, et l’on bascule dans la catégorie des primeurs classiques. Si vous visitez l’île à cette période, vous verrez les maraîchers dans les champs de Barbâtre et de L’Épine, penchés sur leurs rangs, soulevant les tubercules un par un. Profitez-en pour faire une boucle à vélo sur l’île : les parcelles de bonnottes longent plusieurs pistes cyclables.
Bien choisir ses bonnottes au marché et en saison

Premier réflexe : vérifier la provenance. La bonnotte est une variété, pas une appellation contrôlée. Rien n’empêche théoriquement un producteur du continent de cultiver des plants de bonnotte dans un autre sol. Mais le résultat n’a rien à voir. Cherchez la mention « Bonnotte de Noirmoutier » et, mieux encore, le nom du producteur. Sur les marchés de L’Herbaudière et de Noirmoutier-en-l’Île, les producteurs vendent en direct depuis leurs étals, souvent dès 8 h le matin.
À quoi ressemble une bonne bonnotte ? C’est un petit tubercule rond, rarement plus gros qu’un œuf de poule, avec une peau fine, lisse, de couleur jaune pâle. Elle doit être ferme au toucher, sans germe ni tache verte. Un léger parfum de terre humide et de noisette quand on la porte au nez : c’est bon signe. Évitez les bonnottes déjà lavées et emballées sous film en grande surface : elles ont souvent perdu deux ou trois jours de fraîcheur dans la chaîne logistique.
La vraie bonnotte ne se conserve pas plus de cinq à sept jours après achat. Gardez-la dans un endroit frais (10 à 12 °C), à l’abri de la lumière, dans un sac en papier kraft ou un torchon. Jamais au réfrigérateur : le froid transforme l’amidon en sucre et altère la texture à la cuisson.
Préparation des bonnottes : les trois règles de base
Règle n°1 : ne jamais éplucher la bonnotte. Sa peau est si fine qu’elle se mange. C’est même dans cette pellicule que se concentrent une partie des arômes iodés. Un simple rinçage sous l’eau froide suffit. Frottez délicatement avec les doigts ou une brosse à légumes souple pour retirer les résidus de terre. Séchez-les ensuite dans un torchon propre : l’humidité résiduelle fait cracher le beurre à la poêle.
Règle n°2 : cuisson courte, feu modéré. La bonnotte n’est pas une Bintje. Sa chair est dense, fondante, presque cireuse. Une cuisson trop longue la transforme en purée dans la poêle. Comptez 12 à 15 minutes à la poêle, 20 à 25 minutes au four à 180 °C. Jamais plus.
Règle n°3 : des matières grasses de qualité. Le beurre vendéen demi-sel (marques locales : Beillevaire, Échiré, Le Gall) est l’allié naturel de la bonnotte. L’huile d’olive fonctionne aussi, mais elle masque davantage le goût de noisette. La fleur de sel de Noirmoutier, récoltée dans les marais salants proches du château, apporte la touche finale. Son croquant et ses notes minérales se marient parfaitement avec le fondant du tubercule.
Recette n°1 : bonnottes sautées au beurre et à la fleur de sel
C’est la recette de base, celle que les Noirmoutrins mangent chez eux, sans chichi. Et c’est probablement la meilleure façon de découvrir le vrai goût de la bonnotte.
Ingrédients pour 4 personnes :
- 500 g de bonnottes de Noirmoutier (environ 25 à 30 petits tubercules)
- 40 g de beurre demi-sel vendéen
- 1 cuillère à soupe d’huile de tournesol (pour éviter que le beurre ne brûle)
- Fleur de sel de Noirmoutier (1 bonne pincée)
- Poivre du moulin
- 2 branches de thym frais (facultatif)
Préparation :
- Rincez les bonnottes sous l’eau froide. Ne les épluchez pas. Séchez-les soigneusement dans un torchon.
- Coupez les plus grosses en deux dans le sens de la longueur. Laissez les petites entières.
- Faites chauffer l’huile et 20 g de beurre dans une poêle en fonte ou une sauteuse à fond épais, sur feu moyen.
- Quand le beurre mousse, disposez les bonnottes en une seule couche. Ne les empilez pas : elles doivent toutes toucher le fond de la poêle.
- Laissez cuire 6 à 7 minutes sans y toucher, jusqu’à ce que la face en contact avec la poêle soit bien dorée.
- Retournez-les. Ajoutez les 20 g de beurre restants et le thym. Poursuivez la cuisson 6 à 8 minutes.
- Vérifiez la cuisson : la pointe d’un couteau doit entrer sans résistance mais la bonnotte ne doit pas s’écraser.
- Hors du feu, parsemez de fleur de sel et d’un tour de moulin à poivre. Servez immédiatement.
Temps total : 15 minutes. C’est un accompagnement idéal pour un filet de bar de ligne ou une sole meunière ramenés du port de L’Herbaudière.

Recette n°2 : bonnottes confites au four à la fleur de thym
Cette version au four demande moins de surveillance. Idéale quand vous avez du poisson à préparer en parallèle ou que vous cuisinez dans un gîte avec un four correct mais sans plaque de cuisson performante.
Ingrédients pour 4 personnes :
- 600 g de bonnottes
- 3 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra
- 30 g de beurre demi-sel
- 4 gousses d’ail en chemise (non épluchées)
- 3 branches de thym frais, 2 branches de romarin
- Fleur de sel, poivre
Préparation :
- Préchauffez le four à 180 °C (chaleur tournante, ou 190 °C en chaleur traditionnelle).
- Rincez et séchez les bonnottes. Coupez les plus grosses en deux.
- Disposez-les dans un plat à gratin en une seule couche. Arrosez d’huile d’olive, ajoutez le beurre coupé en petits morceaux, l’ail en chemise, le thym et le romarin.
- Mélangez à la main pour bien enrober chaque bonnotte.
- Enfournez pour 20 à 25 minutes. À mi-cuisson (au bout de 12 minutes), remuez délicatement les pommes de terre avec une spatule.
- Les bonnottes sont prêtes quand elles sont dorées en surface et fondantes à cœur.
- Sortez du four, parsemez de fleur de sel et servez dans le plat.
Astuce terrain : si vous logez dans un camping haut de gamme en Vendée avec un barbecue à disposition, vous pouvez réaliser cette recette dans un plat en fonte posé sur les braises. Comptez alors 30 minutes de cuisson, en remuant régulièrement.
Recette n°3 : écrasée de bonnottes en salade tiède
Une entrée ou un plat léger parfait pour les déjeuners de printemps, quand la bonnotte est au sommet de sa saison et que les températures commencent à monter sur l’île.
Ingrédients pour 4 personnes :
- 500 g de bonnottes
- 200 g de tomates cerises (variété allongée de préférence)
- 1 petit oignon rouge de Noirmoutier, émincé finement
- 1 bouquet de ciboulette fraîche
- 2 cuillères à soupe de câpres
- Vinaigrette : 3 cuillères à soupe d’huile d’olive, 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre vendéen, 1 cuillère à café de moutarde à l’ancienne, sel, poivre
- Fleur de sel pour la finition
Préparation :
- Faites cuire les bonnottes entières à la vapeur pendant 15 minutes. La vapeur préserve mieux la texture que l’eau bouillante.
- Pendant ce temps, coupez les tomates cerises en deux, émincez l’oignon, ciselez la ciboulette, préparez la vinaigrette.
- Quand les bonnottes sont cuites (la pointe d’un couteau entre facilement), laissez-les tiédir 5 minutes.
- Écrasez-les grossièrement à la fourchette : on veut des morceaux irréguliers, pas une purée lisse.
- Assaisonnez immédiatement avec la vinaigrette (les pommes de terre tièdes absorbent mieux les saveurs).
- Ajoutez tomates, oignon, câpres et ciboulette. Mélangez délicatement.
- Terminez par une pincée de fleur de sel et servez tiède.
Cette salade se transporte facilement en pique-nique sur les plages de Vendée. Ajoutez quelques filets de sardines grillées ou du maquereau fumé pour un repas complet.
Accords à table : vins, poissons et accompagnements vendéens

La bonnotte est un produit de terroir maritime. Logiquement, elle s’accorde d’abord avec les produits de la mer. Voici les associations que je recommande après des années de repas sur l’île :
Poissons et fruits de mer : bar de ligne grillé, sole meunière, maquereau au four, sardines de L’Herbaudière, huîtres tièdes gratinées. Le fondant de la bonnotte contraste bien avec le croquant des coquillages.
Viandes : un carré d’agneau de pré-salé (on en trouve sur l’île, élevé dans les marais) reste l’accord classique côté viande. Le canard aussi fonctionne bien, à condition de ne pas noyer la bonnotte sous une sauce trop puissante.
Vins : les Fiefs Vendéens, AOC depuis 2011, sont le choix le plus cohérent. En blanc, un Fiefs Vendéens Brem (cépage Chenin et Chardonnay) apporte la fraîcheur et la minéralité nécessaires. En rosé, un Fiefs Vendéens Mareuil accompagne bien la salade tiède de bonnottes. Comptez entre 7 et 12 euros la bouteille chez les cavistes de Noirmoutier-en-l’Île. Un Muscadet Sèvre-et-Maine sur lie fait aussi un excellent accord, souvent disponible entre 5 et 9 euros.
Pour un repas complet autour de la bonnotte, commencez par la salade tiède en entrée, enchaînez avec les bonnottes sautées en accompagnement d’un poisson, et terminez par une brioche vendéenne en dessert. Le menu complet des primeurs.
Prix, conservation et erreurs à éviter
Le prix de la bonnotte fait régulièrement les gros titres en début de saison. Mais il faut distinguer le prix médiatique (les premières cagettes vendues aux enchères, parfois à plus de 400 euros le kilo lors de la fête de la bonnotte début mai) du prix réel que vous paierez en tant que consommateur.
| Point de vente | Prix au kilo (mai) | Disponibilité | Conseil |
|---|---|---|---|
| Producteur en direct (Barbâtre, L’Épine) | 8 à 10 €/kg | Fin avril à mi-mai | Arrivez avant 9 h au champ ou à la ferme |
| Marché de Noirmoutier-en-l’Île | 10 à 13 €/kg | Fin avril à fin mai | Marché mardi et vendredi matin |
| Marché de L’Herbaudière | 10 à 12 €/kg | Fin avril à mi-mai | Marché dimanche matin, plus calme |
| Épicerie fine / caviste sur l’île | 12 à 15 €/kg | Mai à début juin | Souvent déjà conditionnées en barquettes |
| Grande surface continent (E.Leclerc, Intermarché) | 10 à 15 €/kg | Mai, stock limité | Vérifiez la date de récolte sur l’étiquette |
| En ligne (producteurs, La Ruche qui dit Oui) | 12 à 18 €/kg (+ frais port) | Mai, précommande conseillée | Livraison J+1, commandez en début de semaine |
À titre de comparaison, les autres primeurs de Noirmoutier (Sirtema, Charlotte) se vendent entre 3 et 5 euros le kilo sur les mêmes étals. La bonnotte vaut trois à quatre fois ce prix, ce qui s’explique par sa récolte manuelle, son rendement faible et sa fenêtre de production très courte. Selon les données de FranceAgriMer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer, les primeurs de Noirmoutier bénéficient d’une notoriété qui soutient les prix, mais la bonnotte reste un produit de niche au volume très limité.
Les erreurs les plus courantes :
- Éplucher les bonnottes : vous perdez la moitié du goût et la tenue à la cuisson.
- Les cuire à l’eau bouillante : elles se gorgent d’eau et deviennent fades. Préférez la poêle, le four ou la vapeur.
- Les stocker au réfrigérateur : le froid dégrade la texture. Un cellier, un garage frais ou un placard sombre conviennent mieux.
- Les acheter trop tôt : avant fin avril, ce ne sont pas des bonnottes mais des primeurs classiques récoltées avant maturité. Patience.
- Les noyer sous les épices : la bonnotte a un goût délicat. Du beurre, du sel, du thym, du poivre : c’est suffisant. Pas de curry, pas de paprika fumé.
Si vous venez à Noirmoutier en voiture pendant la saison des bonnottes (fin avril, début mai), pensez à consulter notre guide sur le stationnement à Noirmoutier selon les saisons. La période de récolte coïncide avec les vacances de Pâques et les ponts de mai : les parkings proches des marchés se remplissent vite, surtout le vendredi matin à Noirmoutier-en-l’Île. Arrivez avant 8 h 30 pour trouver une place. Les amateurs de séjours de Pâques en Vendée pourront combiner la dégustation de bonnottes avec la visite du château et du musée de Noirmoutier.
Pour prolonger la saison, certains producteurs proposent des bonnottes précuites sous vide, disponibles jusqu’en juin. Elles ne rivalisent pas avec le produit frais, mais dépannent pour une salade tiède. Comptez 15 à 20 euros le kilo en version sous vide.
À retenir
- La bonnotte se cuisine avec sa peau, simplement rincée et séchée, jamais épluchée
- Cuisson à la poêle : 12 à 15 minutes dans du beurre demi-sel vendéen, feu moyen, sans couvercle
- Achetez en direct chez les producteurs de Barbâtre ou L’Épine pour le meilleur rapport qualité-prix (8 à 10 €/kg)
- Conservez vos bonnottes 5 à 7 jours maximum, dans un sac en papier, à l’abri de la lumière et du froid
- Accord idéal : un Fiefs Vendéens blanc (7 à 12 € la bouteille) et un poisson grillé du port de L’Herbaudière
Questions fréquentes
Comment cuire des bonnottes de Noirmoutier ?
La méthode la plus simple et la plus respectueuse du produit est la cuisson à la poêle en fonte. Faites chauffer du beurre demi-sel avec un filet d’huile sur feu moyen, disposez les bonnottes rincées et séchées (non épluchées) en une seule couche, et laissez cuire 12 à 15 minutes en les retournant à mi-cuisson. Au four, comptez 20 à 25 minutes à 180 °C. Évitez la cuisson à l’eau bouillante qui les rend fades et gorgées d’eau. La cuisson vapeur (15 minutes) est une bonne alternative pour les salades tièdes.
Faut-il éplucher les bonnottes ?
Non, jamais. La peau de la bonnotte est extrêmement fine et se mange. Elle concentre une partie des arômes iodés caractéristiques du terroir noirmoutrin. Un simple rinçage sous l’eau froide et un séchage au torchon suffisent. Si certains tubercules présentent des taches terreuses tenaces, frottez doucement avec une brosse à légumes souple.
Quel est le prix au kilo de la bonnotte en 2025 ?
En achat direct chez un producteur à Barbâtre ou L’Épine, comptez entre 8 et 10 euros le kilo pendant la pleine saison (fin avril à mi-mai). Sur les marchés de Noirmoutier-en-l’Île ou de L’Herbaudière, le prix monte entre 10 et 13 euros le kilo. En grande surface sur le continent, les prix oscillent entre 10 et 15 euros le kilo. Les premières cagettes vendues aux enchères lors de la fête de la bonnotte atteignent des prix symboliques bien plus élevés, mais ce n’est pas représentatif du marché courant.
Quelle est la saison de la bonnotte de Noirmoutier ?
La bonnotte se récolte exclusivement entre fin avril et début mai, sur une fenêtre d’environ 90 jours après la plantation de février. La commercialisation s’étend de fin avril à fin mai selon les stocks. Passé cette période, la peau s’épaissit et la chair perd sa finesse caractéristique. Certains producteurs proposent des versions précuites sous vide disponibles jusqu’en juin, mais le produit frais ne se trouve qu’en mai.
Quelle est la différence entre la bonnotte et les autres primeurs de Noirmoutier ?
La bonnotte est une variété ancienne au rendement faible (environ 100 tonnes par an contre plusieurs milliers pour la Sirtema ou la Charlotte). Sa chair est plus fondante, son goût de noisette plus prononcé, avec des notes iodées dues au goémon utilisé comme amendement. Sa récolte est exclusivement manuelle, ce qui explique un prix trois à quatre fois supérieur aux autres primeurs de l’île. La Sirtema, elle, représente le gros de la production noirmoutrine et se vend entre 3 et 5 euros le kilo.
Peut-on congeler les bonnottes ?
C’est déconseillé. La congélation altère la texture crémeuse de la bonnotte et la rend granuleuse à la décongélation. Si vous devez prolonger la conservation, préférez les cuire d’abord (à la poêle ou au four), puis conservez-les au réfrigérateur dans un récipient hermétique pendant 2 à 3 jours maximum. Les réchauffer brièvement à la poêle avec une noix de beurre suffit. L’alternative pour en profiter hors saison reste la bonnotte précuite sous vide vendue par certains producteurs.
Hélène Bernier
Hélène Bernier est journaliste tourisme et guide indépendante spécialisée Vendée littoral. Pendant douze ans, elle a arpenté la Vendée pour le Petit Futé et les Guides du Routard, avec une spécialisation sur Noirmoutier, le Passage du Gois et la bande côtière entre Fromentine et les Sables-d'Olonne. Elle tient parking-alizes.fr depuis sa maison de Fromentine.