Itinéraire vélo Vendée : la véloroute littorale en 3 jours

Trois jours, cent quatre-vingts kilomètres de pistes balisées entre marais salants et dunes, zéro voiture : voilà ce que propose la véloroute littorale en Vendée. J’ai pédalé cet itinéraire une bonne dizaine de fois depuis 2014, en avril comme en août, et je peux vous dire que c’est l’un des plus beaux tronçons cyclables de la façade atlantique. Pas besoin d’être un forçat du Tour de France : le dénivelé cumulé reste sous les 400 mètres sur l’ensemble du parcours, et les étapes se découpent en portions de 50 à 70 kilomètres par jour. Je vous donne ici le tracé détaillé, les hébergements testés, le budget réel et les astuces pour éviter les pièges de la haute saison.

Dans ce papier

  • L’itinéraire complet couvre environ 180 km en 3 étapes, de Bouin à La Tranche-sur-Mer
  • Le dénivelé cumulé reste inférieur à 400 mètres, accessible aux cyclistes occasionnels
  • Comptez un budget hébergement de 55 à 130 euros la nuit selon la saison et le type de logement
  • La location de vélo tout chemin coûte 12 à 25 euros par jour selon le modèle et la durée
  • Les tronçons les plus agréables passent par Noirmoutier, Saint-Jean-de-Monts et les marais de Talmont
  • En juillet-août, partez avant 9 h pour profiter des pistes avant l’afflux de promeneurs

La véloroute littorale vendéenne : de quoi parle-t-on

La véloroute littorale en Vendée correspond au tronçon vendéen de la V45 (La Littorale), qui relie Roscoff à Nantes sur plus de 1 000 km le long de la côte atlantique. En Vendée, ce parcours emprunte un réseau de voies vertes, de pistes cyclables en site propre et de petites routes partagées à faible trafic. Le balisage est assuré par le Département de la Vendée avec des panneaux verts spécifiques marqués du logo V45.

Le tracé vendéen s’étend sur environ 180 kilomètres entre le marais breton au nord (Bouin, Beauvoir-sur-Mer) et la pointe sud du littoral (La Tranche-sur-Mer, L’Aiguillon-sur-Mer). Il traverse des paysages variés : marais salants, forêts de pins maritimes, longues plages de sable, ports ostréicoles, stations balnéaires et zones dunaires protégées. Le revêtement alterne entre enrobé lisse (environ 70 % du parcours), stabilisé compacté et quelques portions de chemin sablonneux, surtout dans les secteurs dunaires entre Notre-Dame-de-Monts et Saint-Hilaire-de-Riez.

Point important : la véloroute littorale n’est pas la Vélodyssée (EV1), qui passe plus à l’intérieur des terres en Vendée. Les deux itinéraires se croisent à plusieurs endroits, notamment à Saint-Jean-de-Monts et aux Sables-d’Olonne, ce qui permet de combiner les tracés selon vos envies. Pour vous repérer, l’application gratuite Vendée Vélo, éditée par le Département, recense toutes les pistes avec les points d’intérêt et les loueurs partenaires.

Le marais breton vendéen entre Bouin et Beauvoir-sur-Mer : pistes sur digues, étiers et oiseaux limicoles dès le printemps
Le marais breton vendéen entre Bouin et Beauvoir-sur-Mer : pistes sur digues, étiers et oiseaux limicoles dès le printemps

Jour 1 : de Bouin à Saint-Jean-de-Monts (55 km)

Départ de Bouin, petit bourg ostréicole au nord du département. Si vous arrivez en voiture, le parking gratuit de la place du marché est pratique. Les cyclotouristes venant de Nantes par le train descendent en gare de Challans (TER depuis Nantes, 1 h 10, environ 14 euros), puis rejoignent Bouin par 20 km de piste balisée.

De Bouin, la véloroute longe le marais breton vendéen par des digues rectilignes. Le paysage est plat comme la main : vous roulez entre les étiers, les fossés d’eau saumâtre et les prairies inondables. En avril-mai, les aigrettes et les avocettes sont partout. Après 15 km, vous atteignez Beauvoir-sur-Mer, point de départ du Passage du Gois vers Noirmoutier. Si la marée le permet et que vous avez du temps, le détour vers l’île mérite une demi-journée (voir la section variantes).

La route continue vers La Barre-de-Monts et la réserve naturelle du Daviaud, où le sentier cyclable serpente entre les canaux. Passage par Fromentine, où je vis : si vous avez besoin de pièces détachées ou d’un coup de pompe, le garage vélo Cyclalizé, face à l’embarcadère de Fromentine, dépanne sans rendez-vous en saison.

Vous entrez ensuite dans la forêt domaniale de Monts, avec une piste en site propre parfaitement entretenue sur 12 km. C’est le tronçon le plus agréable de la journée : ombre des pins, odeur de résine, aucun bruit de voiture. À la sortie, vous débouchez sur Notre-Dame-de-Monts, puis Saint-Jean-de-Monts par le front de mer. Arrivée en fin d’après-midi si vous partez vers 9 h.

Difficulté du jour : très facile, dénivelé quasi nul (moins de 50 mètres cumulés). Seul point de vigilance : le vent d’ouest, qui peut souffler de face sur les sections de marais. Prévoyez un coupe-vent même en été.

Jour 2 : de Saint-Jean-de-Monts aux Sables-d’Olonne (65 km)

L’étape la plus longue du parcours, mais aussi la plus variée. Départ de Saint-Jean-de-Monts par la piste du remblai, puis direction Saint-Hilaire-de-Riez par la corniche vendéenne. Ici, le relief commence à onduler légèrement : quelques côtes courtes entre les criques de Sion-sur-l’Océan et la plage des Cinq-Pineaux. Rien de méchant, mais ça change du plat absolu de la veille.

Après Saint-Hilaire, la piste traverse Saint-Gilles-Croix-de-Vie, port de pêche actif où je vous recommande une pause au marché couvert (ouvert tous les matins, les sardines grillées à emporter coûtent 4 à 6 euros la barquette). La traversée de la ville se fait par une piste cyclable aménagée le long du quai, bien séparée de la circulation.

Entre Saint-Gilles et Brétignolles-sur-Mer, le parcours alterne entre route partagée et piste en site propre. Ce tronçon de 12 km est le moins agréable du voyage : deux sections de 2 km se font sur la D38, avec un trafic modéré hors saison mais dense en juillet-août. Restez vigilant et portez un gilet réfléchissant si le temps est couvert.

La suite vers les Sables-d’Olonne passe par la forêt d’Olonne, magnifique réserve de pins et de chênes verts avec une piste forestière bien roulante. Vous arrivez aux Sables par le quartier de La Chaume, face au chenal du port. La traversée en bac passeur (piétons et vélos uniquement, 1,50 euro l’aller) vous dépose directement sur le remblai des Sables-d’Olonne.

Difficulté du jour : modérée, avec environ 180 mètres de dénivelé positif cumulé. Les montées sont courtes mais parfois raides entre les criques de la corniche. Un VTC avec des développements assez courts (triple plateau ou compact 34/50) passe sans problème.

Pause sardines grillées au port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, étape incontournable du jour 2 entre Saint-Jean-de-Monts et Les Sables-d'Olonne
Pause sardines grillées au port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, étape incontournable du jour 2 entre Saint-Jean-de-Monts et Les Sables-d’Olonne

Jour 3 : des Sables-d’Olonne à La Tranche-sur-Mer (60 km)

Dernière étape, avec un profil intermédiaire entre les deux premières. Sortie des Sables-d’Olonne par la plage de Tanchet, puis direction sud vers Château-d’Olonne et la forêt domaniale. La piste longe le littoral à travers les dunes, avec des vues ouvertes sur l’océan quand le chemin remonte en crête.

Passage par Jard-sur-Mer, station familiale tranquille avec un joli port de plaisance. C’est l’endroit idéal pour la pause déjeuner : la crêperie du Port propose des galettes complètes à 8 à 11 euros et une terrasse face aux bateaux. À deux kilomètres au sud, ne manquez pas l’abbaye royale de Lieu-Dieu, monument historique du XIIIe siècle visible depuis la piste.

Après Jard, le tracé traverse les marais de Talmont-Saint-Hilaire, zone humide protégée où la piste cyclable suit les anciennes levées de terre. Paysage de canaux, de cabanes ostréicoles et de parcs à huîtres. Au printemps et à l’automne, c’est un spot ornithologique de premier ordre.

La dernière portion mène à La Tranche-sur-Mer par la forêt de Longeville, avec 15 km de piste en sous-bois parfaitement entretenue. Arrivée sur le front de mer de La Tranche en milieu d’après-midi. Si vous devez rentrer en transport, la gare de Luçon est à 25 km à l’intérieur des terres ; en été, une navette vélo est parfois proposée par l’office de tourisme (renseignez-vous à l’avance, le service n’est pas garanti chaque année).

Difficulté du jour : facile à modérée, environ 150 mètres de dénivelé positif. Le terrain est globalement roulant avec quelques passages sablonneux dans les dunes de Longeville après de fortes pluies.

Hébergements étape par étape : mes adresses testées

Trouver un lit en juillet-août sans réserver à l’avance, c’est mission impossible sur le littoral vendéen. Voici mes recommandations par étape, avec les fourchettes de prix constatées. Je distingue trois saisons : basse (novembre à mars), moyenne (avril-mai et septembre-octobre) et haute (juin à août).

Étape 1 : Saint-Jean-de-Monts. L’offre est large : du camping en bord de mer à l’hôtel deux étoiles. Le camping municipal Les Sirènes propose des emplacements nus à 14 à 22 euros la nuit en haute saison. Pour un hôtel, comptez 65 à 110 euros la chambre double au cœur de la station. Le marché nocturne du mercredi soir est une bonne occasion de dîner pas cher sur le pouce.

Étape 2 : Les Sables-d’Olonne. Plus cher que Saint-Jean-de-Monts, surtout en front de mer. Un hôtel correct côté ville se négocie entre 75 et 130 euros la nuit en haute saison. Les chambres d’hôtes en retrait du centre tournent autour de 60 à 90 euros. Pour les petits budgets, le camping de la forêt d’Olonne, à 4 km du centre, reste sous les 20 euros l’emplacement.

Étape 3 : La Tranche-sur-Mer. Station plus abordable que Les Sables. Comptez 55 à 95 euros pour une chambre d’hôtel ou de chambre d’hôtes en haute saison. Les campings haut de gamme de la zone proposent des mobil-homes à la nuitée en basse saison (à partir de 45 euros), mais exigent souvent des séjours d’une semaine minimum en juillet-août.

Conseil : les hébergements labellisés « Accueil Vélo » garantissent un local sécurisé pour les vélos, un kit de réparation de base et des informations sur les itinéraires. Ils sont référencés sur le site de France Vélo Tourisme, qui cartographie l’ensemble des hébergements certifiés le long des véloroutes nationales.

Budget détaillé pour 3 jours sur la véloroute

Voici un tableau récapitulatif du budget pour deux adultes, sur la base de mes dernières vérifications. Les prix sont donnés en fourchette basse saison / haute saison.

Poste de dépense Basse saison (par personne) Haute saison (par personne)
Location VTC 3 jours 35 à 50 € 50 à 75 €
Hébergement 3 nuits (camping emplacement nu) 30 à 45 € 45 à 70 €
Hébergement 3 nuits (hôtel / chambre d’hôtes) 120 à 180 € 195 à 360 €
Repas (3 déjeuners + 3 dîners) 60 à 90 € 75 à 120 €
Petits-déjeuners (3 matins, boulangerie) 12 à 18 € 12 à 18 €
Bac passeur Sables-d’Olonne 1,50 € 1,50 €
Divers (eau, en-cas, crème solaire) 10 à 15 € 15 à 25 €
Total camping 150 à 220 € 200 à 310 €
Total hôtel / chambre d’hôtes 240 à 355 € 350 à 600 €

En résumé : un budget de 200 à 310 euros par personne en camping couvre largement les 3 jours en haute saison, location de vélo comprise. En chambre d’hôtes, montez à 350 à 600 euros selon votre appétit et le standing choisi. Les prix les plus bas s’obtiennent en avril-mai et en septembre, quand la météo reste favorable et que la fréquentation chute de moitié.

La forêt de Longeville-sur-Mer offre 15 km de piste ombragée pour terminer le parcours en douceur vers La Tranche-sur-Mer
La forêt de Longeville-sur-Mer offre 15 km de piste ombragée pour terminer le parcours en douceur vers La Tranche-sur-Mer

Équipement, préparation et conseils pratiques

Le vélo. Un VTC (vélo tout chemin) avec des pneus de 35 à 42 mm convient parfaitement. Les sections de stabilisé et les rares passages sablonneux ne nécessitent pas de VTT. Si vous louez sur place, vérifiez que le vélo dispose d’un porte-bagages et de garde-boue : les loueurs labellisés Accueil Vélo les fournissent systématiquement. Pour la location, les principaux loueurs sont présents à Saint-Jean-de-Monts, aux Sables-d’Olonne et à La Tranche-sur-Mer, avec des tarifs de 12 à 25 euros par jour selon le modèle. Certains proposent la restitution dans une autre agence moyennant un supplément de 15 à 30 euros.

Le VAE (vélo à assistance électrique). Option intéressante si vous ne pédalez pas régulièrement, surtout pour la deuxième étape et ses côtes de la corniche. Location : 25 à 45 euros par jour. Vérifiez l’autonomie de la batterie : avec une capacité de 400 Wh, comptez 60 à 80 km en mode éco, ce qui suffit pour chaque étape.

Les sacoches. Deux sacoches arrière de 20 litres chacune suffisent pour 3 jours. Privilégiez les modèles étanches : même en été, une averse n’est jamais exclue sur la côte vendéenne. Emportez le strict minimum : deux tenues de vélo, un change pour le soir, une trousse de toilette, un kit de réparation (chambre à air, démonte-pneus, pompe compacte, rustines, dérive-chaîne).

Quand partir. La meilleure période va de mi-mai à fin juin et de début septembre à mi-octobre. Les pistes sont vides, les hébergements disponibles sans réservation lointaine, et les prix chutent de 30 à 40 % par rapport à juillet-août. En plein été, partez avant 9 h chaque matin : les pistes proches des plages deviennent encombrées de piétons, de trottinettes et de familles avec poussettes dès 10 h 30.

Sécurité. Le casque n’est pas obligatoire pour les adultes en France, mais je le recommande vivement, surtout sur les tronçons de route partagée. Le Code de la route (article R431-1-3) impose un gilet rétro-réfléchissant hors agglomération de nuit ou par visibilité insuffisante. Emportez-en un dans vos sacoches, même si vous ne prévoyez pas de rouler tard.

Variantes et détours recommandés

Détour par Noirmoutier (+ 40 km, 1 demi-journée). Depuis Beauvoir-sur-Mer, vous pouvez rejoindre l’île de Noirmoutier par le pont (gratuit pour les vélos) ou par le Passage du Gois à marée basse. L’île offre un réseau cyclable exceptionnel de 80 km. J’ai détaillé une boucle vélo de 40 km autour de Noirmoutier avec les étapes clés : le château et son musée, le port de L’Herbaudière, les plus belles pistes cyclables de l’île et la plage sauvage de l’Épine. Si vous avez le temps, passez-y une nuit : les hôtels de Noirmoutier sont plus abordables en basse saison. Et n’oubliez pas de goûter les bonnotte de Noirmoutier si vous passez en mai.

Extension vers l’île d’Yeu (+ 1 jour). Depuis Fromentine, le bateau pour l’île d’Yeu accepte les vélos (supplément de 10 à 15 euros aller-retour selon la compagnie). L’île se parcourt facilement en une journée à vélo : 23 km de long, un réseau de petites routes et de chemins côtiers. Prévoyez un jour supplémentaire si cette option vous tente.

Raccourci par l’intérieur. Si la météo se dégrade sérieusement le jour 2 (vent de face supérieur à 40 km/h, ce qui arrive trois ou quatre fois par été), vous pouvez couper par l’intérieur entre Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Les Sables-d’Olonne via Commequiers et la vallée de la Vie. Cela raccourcit l’étape de 15 km et vous met à l’abri du vent côtier, au prix de quelques portions sur départementale plus fréquentée.

Pour ceux qui voyagent en famille, les activités enfants en Vendée ne manquent pas le long du parcours, et plusieurs plages familiales testées se trouvent à quelques centaines de mètres de la véloroute. Si vous prévoyez de combiner vélo et farniente balnéaire, consultez aussi notre guide sur la Vendée en été.

À retenir

  • Le tracé complet fait 180 km découpés en 3 étapes de 55 à 65 km, avec un dénivelé cumulé sous les 400 mètres
  • Réservez vos hébergements au moins 6 semaines à l’avance pour un voyage entre le 1er juillet et le 31 août
  • En camping, le budget total tourne autour de 200 à 310 euros par personne pour 3 jours en haute saison
  • Les tronçons les plus roulants sont la forêt de Monts (jour 1) et la forêt de Longeville (jour 3)
  • Partez de préférence entre mi-mai et fin juin pour des pistes vides et des prix 30 à 40 % inférieurs

Questions fréquentes


Quel est le niveau de difficulté de la véloroute littorale en Vendée ?

Le parcours est accessible aux cyclistes occasionnels. Le dénivelé cumulé reste inférieur à 400 mètres sur les 180 km. Seule la deuxième étape, entre Saint-Hilaire-de-Riez et les Sables-d’Olonne, présente quelques côtes courtes sur la corniche vendéenne. Un VTC classique ou un VAE conviennent parfaitement.


Peut-on faire la véloroute littorale vendéenne avec des enfants ?

Oui, à condition d’adapter les étapes. Pour des enfants de 8 à 12 ans habitués au vélo, découpez le parcours en 4 ou 5 jours au lieu de 3, avec des étapes de 35 à 40 km maximum. Évitez le tronçon de route partagée entre Saint-Gilles et Brétignolles, où le trafic est soutenu en été. Privilégiez les sections en site propre, notamment les forêts de Monts et de Longeville.


Où louer un vélo pour parcourir la véloroute littorale vendéenne ?

Les principaux loueurs se trouvent à Saint-Jean-de-Monts, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Les Sables-d’Olonne et La Tranche-sur-Mer. Comptez 12 à 25 euros par jour pour un VTC et 25 à 45 euros pour un VAE. Certains loueurs proposent un service de restitution dans une autre agence moyennant 15 à 30 euros de supplément. Vérifiez que le loueur est labellisé Accueil Vélo pour bénéficier d’un équipement complet (porte-bagages, garde-boue, antivol, kit de réparation).


La véloroute littorale est-elle bien balisée en Vendée ?

Le balisage est assuré par le Département de la Vendée avec des panneaux verts portant le logo V45. Il est fiable sur environ 90 % du parcours. Quelques zones de transition en agglomération (notamment à Saint-Gilles-Croix-de-Vie et aux Sables-d’Olonne) peuvent prêter à confusion. L’application Vendée Vélo, gratuite, complète efficacement le balisage terrain avec un tracé GPS détaillé.


Quelle est la meilleure période pour parcourir la véloroute littorale vendéenne ?

La fenêtre idéale se situe entre mi-mai et fin juin, puis de début septembre à mi-octobre. Les températures oscillent entre 15 et 25 degrés, les pistes sont peu fréquentées et les tarifs d’hébergement baissent de 30 à 40 % par rapport à juillet-août. En plein été, les pistes proches des plages sont encombrées dès 10 h 30 : partez tôt le matin pour rouler tranquillement.


Peut-on combiner la véloroute littorale avec un détour par Noirmoutier ?

Oui, c’est même l’un des détours les plus recommandés. Depuis Beauvoir-sur-Mer, sur le tracé du jour 1, vous rejoignez Noirmoutier par le pont ou le Passage du Gois. L’île dispose de 80 km de pistes cyclables. Comptez une demi-journée pour une boucle de 40 km, ou une journée complète si vous voulez visiter le château, le port de L’Herbaudière et les marais salants. Prévoyez une nuit sur place pour profiter pleinement de l’île.


Hélène Bernier

Hélène Bernier est journaliste tourisme et guide indépendante spécialisée Vendée littoral. Pendant douze ans, elle a arpenté la Vendée pour le Petit Futé et les Guides du Routard, avec une spécialisation sur Noirmoutier, le Passage du Gois et la bande côtière entre Fromentine et les Sables-d'Olonne. Elle tient parking-alizes.fr depuis sa maison de Fromentine.